mercredi 27 août 2008

Insulaire: sommes-nous des îles?

La question peut paraître étrange ou farfelue mais l'important c'est ce qu'elle entraîne chez vous. L'art est un moyen pour communiquer, pour partager, pour étendre la vie à partir de notre richesse individuelle.

C'est le cadre de ce premier projet, symposium imaginaire, lieu de rencontre à définir.

Tous sont conviés à développer une série sur l'«insulaire».

Comment voyez-vous ce projet?

5 commentaires:

Anonyme a dit…

La question ''sommes-nous des îles?'' ne me semble pas tout à fait juste. Sommes-nous cloîtrés sur des îles, emprisonnés dans un lieu quelconque et fictif qui brîme une liberté de création. La société dans laquelle nous évoluons, tournée vers la consommation et non vers la création me semble bien être cette prison en étant à la fois un levier, un point de départ pour se défaire des liens et aller plus loin, sortir de l'île.

Mr. Boudreault a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Mr. Boudreault a dit…

Le projet nous permet de nous questionner sur la légitimité de l'Art comme moyen de communication; puisqu'à mon avis, aborder l'idée d'homme comme île me semble pointer l'évidente difficulté que représente en soi la communication.

En ce sens, que représente cette métaphore pour moi?

L'homme est île [isolé] dans la mesure où l’individu fait le choix [volontaire] de demeurer unique sans se compromettre auprès de ses contemporains [co-insulaires], de son environnement [mer] et de lui-même [île].

Pourquoi, alors, ce désir d’être île?

Parce qu’une île est pierre, symboliquement indestructible.

La société quant à elle, s'associe étroitement au concept d'archipel. Un archipel artificiel puisque par peur d’être jugé et de juger, l’individu entendrait sans « écouter » et parlerait sans « communiquer ».

Mais… personne n’est île. C'est pourquoi, peut-être intentionnellement, la moyenne évite les véritables contacts humains — en terme d'intégrité ; « révélé ses pensées profondes et personnelles ».

La popularité du support que nous utilisons en ce moment pour communiquer se confirme alors.

Je pose donc la question suivante : que dire de nos œuvres comme support visuel à la communication ; de leur efficacité ; de leur légitimité..?

Michel Arsenault a dit…

Le commentaire de Monsieur Boudreault, en fin son dernier paragraphe, me fait penser que le projet artistique déborde de l'oeuvre, sort des limites physiques de l'objet pour étendre l'expérience individuelle jusqu'à un endroit commun. Là peut se tenir une rencontre.

Anonyme a dit…

Insulaire: sommes-nous des îles?
Je crois que nous sommes tous des îles, peu importe la maniere dont chacun voit cette idée.. Moi je me sens souvent comme un petit îlot.. sortant de l’ordinaire.. qui fait des trucs.. que soit les autres ne voient pas.. ou ne comprennent tout simplement pas.. j’suis celle.. qui sera très sociable et ouverte.. aux idées qui sont tirées à partir de ce que je connais.. mais parfois le nouveau me fait peur.. je me sens comme une île aussi par rapport aux choix de carrières.. suis-je assez bonne? par exemple pour être designer graphique..? est-ce le bon programme..? ou devrais-je m’en aller en poésie.. comment seront les gens là bas.. seront-ils fermé ouverts d’esprits.. on est comme sur une plage.. ou meme sur un quai.. où il nous manque la chaloupe..& les rames.. pour essayer de visiter les autres îles..


Je me sens encore comme cette île loin des autres.. du moins peut-être que cette île a déjà commencé sa premiere rame et cherche la deuxieme encore. Bien que je suis peut etre un peu avancée dans le projet mais peut etre pas assez. En ce moment, l'habitant de mon île a beaucoup de trucs à régler pour chercher l'autre rame mais dans un sens peut-être le fait de régler les choses qui ne vont pas bien est justement cette rame pour avancer. Enfin voila désoler de cette démarche métaphorique de la chose mais je me vois comme cette île encore à une rame qui cherche à se sortir de son trou pour essayer d'aller vers les gens et de foncer vers la chaloupe pour quitter le quai. L'art et la poésie sont la premiere rame et je crois que les autres rames seront le fait de régler certains problèmes et le fait d'aller vers l'avant.


La question peut paraître étrange ou farfelue mais l’important c’est ce qu’elle entraîne chez vous. L’art est un moyen pour communiquer, pour partager, pour étendre la vie à partir de notre richesse individuelle.

C’est le cadre de ce premier projet, symposium imaginaire, lieu de rencontre à définir.

Tous sont conviés à développer une série sur l’«insulaire».

Comment voyez-vous ce projet?



L'art pour moi.. est l'explication de l'inconscient. C'est ce qui justifie la plupart de mes idées sur le monde. C'est ce qui s'infiltre en moi pour expliquer ce qui m'arrive. C'est le pont de communication entre le monde réel et l'irréel. (un peu comme les surréalistes) L'art n'est pas simplement une forme conceptuelle, elle est aussi esthétique.. ce qu'on fait avec l'art est à se poser est-ce beau? est ce beau à la vue de soi en premier et à la vue des autres. Est-ce bien réaliser? Faisons-nous les choses trop vite ou vite et bien ou sommes nous trop lent.. utilisons-nous la bonne manière de réaliser nos projets..bref toutes ses questions régissent l'art selon moi. Il y a aussi les buts fixés et les buts qui changent, les gens en arriere-plan qui sont importants, ils sont les joueurs dans votre oeuvre que vous voulez réalisé, c'est comme une symbiose entre les 2. Le monde social, le monde intellectuel et physique ont aussi leur influence. Bref l'art est ce pont entre chacunes de ces sphères.